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Vos rapports de conformité financière sont-ils vraiment auditables ?

Audine Pean
Audine Pean
CEO & co-fondatrice de Vokse
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Vos rapports de conformité financière sont-ils vraiment auditables ?

En l’espace de six mois, les établissements financiers européens ont écopé de 139 pénalités. Le montant total de ces sanctions s’élève à 1,23 milliard de dollars. Derrière chacune de ces pénalités se cache un manquement réglementaire.

En tant qu’établissement financier, vous avez l’obligation de compléter des tableaux de reporting destinés aux régulateurs. Mais pour être en conformité, fournir des chiffres ne suffit pas. Vous devez pouvoir démontrer d’où ils viennent, comment ils ont été calculés, et pourquoi ils sont fiables.

Dans cet article, vous découvrirez pourquoi l’absence de pilotage de données fragilise vos rapports de conformité financière, et comment assurer l’auditabilité de vos reportings.

Le manque de traçabilité, talon d’Achille de la conformité financière

La data est la clé de la conformité réglementaire pour votre établissement financier. Plusieurs réglementations vous imposent de fournir des données aux régulateurs.

C’est le cas du dispositif LCB-FT, qui vise à lutter contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme. Celui-ci vous impose d’effectuer des déclarations de soupçon et de fournir des données client et transactionnelles à Tracfin.

Mais la conformité ne se joue pas au moment où vous remplissez votre reporting. Elle se joue au moment où l’on vous demande de le justifier. Le référentiel BCBS 239 exige que vos reportings prudentiels reposent sur des informations traçables et auditables. Le guide RDARR formalise les attentes des régulateurs : pouvoir remonter à la source de chaque donnée, reconstruire le calcul, et démontrer la fiabilité de l’indicateur.

La difficulté n’est donc pas de construire le reporting, mais d’expliquer comment il est complété. Tant que vous ne pouvez pas expliquer ce qu’il s’est passé entre la source d’origine et l’indicateur final, vous n’êtes pas en position de conformité. Vous êtes en position de fragilité. Chaque donnée doit être auditable.

Mais trop souvent, la data n’est pas correctement pilotée :

  • les indicateurs existent, mais personne ne sait comment ils sont calculés,
  • la donnée transite entre plusieurs applications, mais il est impossible de retracer précisément son parcours,
  • les transformations de la data s’empilent sans contrôle ni visibilité,
  • les informations passent dans une “boîte noire” que personne ne maîtrise,
  • le Data Office ne peut pas maintenir à jour chaque donnée manuellement,
  • lorsqu’un sachant quitte l’équipe, l’explication de la donnée quitte l’entreprise,
  • les anomalies sont découvertes en bout de chaîne, quand le reporting est déjà produit,
  • l’équipe conformité ne peut pas justifier le contenu de ses reportings aux régulateurs.

C’est un véritable cercle vicieux. L’absence de pilotage des données engendre un manque de traçabilité. Ce manque de traçabilité produit des reportings erronés et impossibles à expliquer. Résultat : votre établissement se retrouve en situation de non-conformité.

Les lourdes conséquences d’une data non pilotée

Le manque d’auditabilité de vos reportings est la première conséquence directe d’une data non pilotée. Vous complétez des rapports, mais vous ne pouvez pas établir une chronologie détaillée du cheminement de vos données et des actions qui les ont impactées. Votre équipe conformité se trouve dans l’impossibilité d’expliquer aux régulateurs comment les chiffres sont réellement produits.

Ce manque de traçabilité est un obstacle à la vérification des informations. Comment déterminer la véracité d’un indicateur quand on ne sait pas comment il est calculé ? Dans ces conditions, la fiabilité de vos données et de vos rapports de conformité peut être mise en cause.

En cas de contrôle, votre établissement financier s’expose aux sanctions des régulateurs comme l’ACPR. Vous pouvez d’abord recevoir une injonction de mise en conformité. Puis des sanctions financières : jusqu’à 100 millions d’euros d’amende ou 10 % du chiffre d’affaires annuel. Votre organisme s’expose aussi à un retrait d’agrément.

Un impact réputationnel s’ajoute à ces sanctions. Les établissements épinglés par l’ACPR sont affichés publiquement dans un recueil des sanctions. Avec à la clé, une perte de confiance de vos clients et de vos partenaires.

Les entreprises financières investissent massivement pour éviter ces sanctions. Mais le coût opérationnel est élevé. L’équipe conformité passe son temps à chercher des éléments de preuve en urgence. Sans réelle coordination, les équipes IT et data interviennent en bout de chaîne sur le dernier point de transformation de la donnée.

Cela ne suffit pas : écoper plutôt que de combler les brèches n’empêche pas le bateau de prendre l’eau. Car la chaîne de la donnée évolue en permanence : nouveaux flux, nouvelles transformations, nouveaux systèmes… À la moindre évolution, la preuve n’existe plus et l’équipe conformité repart de zéro. Dans ce schéma, les collaborateurs subissent une fatigue organisationnelle importante.

Sans surprise, la conformité financière est donc un gouffre économique. À lui seul, le coût de la conformité LCB-FT s’élève à 27 milliards de dollars en France.

Il existe pourtant un moyen efficace de rendre vos données traçables et auditables… et de donner satisfaction aux régulateurs.

Comment rendre vos données auditables ?

Bonne nouvelle : vous disposez déjà des preuves dont vous avez besoin pour justifier vos reportings de conformité. Vous devez simplement enlever la boîte noire qui les recouvre.

Vokse est la solution de pilotage de données qui s’intègre à votre environnement existant pour rendre vos rapports de conformité auditables. La solution vous aide à passer d’une approche déclarative à une traçabilité de bout en bout. Ce processus se déroule en 7 étapes :

  1. La cartographie : découvrez dans quels systèmes se trouve la donnée. Comprenez son cheminement en visualisant le mapping des flux par lesquels elle transite.
  2. La reconstitution : suivez l’évolution de la donnée. Pour chaque transformation, visualisez les règles et le mode de calcul appliqués.
  3. L’alignement : fédérez les équipes conformité, IT et data. Basculez instantanément entre une vue métier compréhensible par l’équipe conformité et une vue technique exploitable par l’IT et la data.
  4. La remédiation : corrigez les anomalies à la source. Traduisez automatiquement des champs techniques (DN01, MAIL01, etc.) en vocabulaire métier.
  5. L’objectivation : prouvez la fiabilité de vos données réglementaires en vous appuyant sur un indicateur de confiance, le score de qualité de la donnée.
  6. L’auditabilité : donnez un accès “auditeur” aux régulateurs, sans exposer vos données sensibles.
  7. L’évolutivité : rendez la traçabilité vivante. Absorbez les évolutions de vos systèmes et de vos flux sans repartir de zéro à chaque changement.

Ces étapes transforment le data lineage en levier de conformité. Chaque correction apportée est traçable : vous pouvez ainsi facilement prouver et expliquer au régulateur les contrôles que vous menez.

Conclusion

Les régulateurs financiers n’attendent pas seulement des rapports complets. Ils exigent des chiffres justes, et la preuve qui les explique. L’absence de pilotage de données produit un effet boîte noire. Cet effet boîte noire produit des chiffres indéfendables. Des chiffres indéfendables engendrent un risque de non-conformité.

Vokse vous fait passer de 0 % à 85 % de traçabilité démontrable. Vos équipes peuvent cibler leurs efforts sur les 15 % restants, pour assurer la conformité financière de votre établissement. La solution est très facilement déployable et se superpose à votre environnement existant sans le bouleverser.

Demandez une démo avec l’un de nos experts pour découvrir la solution.