VivaTech Jour 2 : de la machine à la donnée, et de la donnée à l'IA
De la machine à la donnée. Et de la donnée à l'IA.
Aujourd'hui, c'est mon anniversaire.
Une bonne occasion de prendre un peu de recul au milieu de VivaTech et de regarder le chemin parcouru.
Il y a quelque chose d’assez vertigineux à relier ces époques.
Le hardware, d’abord
Le Commodore 64, c’était le hardware. La machine avant tout.
On attendait que la cassette charge, parfois longtemps, pour voir apparaître quelques lignes de pixels. Chaque octet comptait. Chaque optimisation était un art.
Puis sont arrivés les PC, les disquettes, les premiers environnements logiciels.
Le centre de gravité s’est déplacé.
Moins la machine.
Plus le logiciel.
On ne construisait plus seulement des objets. On construisait des usages.
Des systèmes. Des applications. Des expériences.
Le hardware devenait abstrait. Le logiciel devenait le terrain de jeu.
La troisième bascule
Et maintenant, une troisième bascule, silencieuse mais massive.
Le software ne disparaît pas. Il devient une couche.
Ce qui compte désormais, c’est ce qui l’alimente.
La donnée.
Et aujourd’hui, à VivaTech, ce basculement est partout.
On ne parle plus seulement de produits. On parle de flux, de pipelines, de systèmes en mouvement.
Le software est devenu un orchestrateur. Et la donnée, le carburant.
De la donnée à l’IA
Mais il y a encore une étape supplémentaire.
Car la donnée seule ne suffit pas.
Elle doit être activée.
C’est là que l’IA entre en scène.
Non plus comme une couche expérimentale. Mais comme un moteur.
Un moteur qui consomme de la donnée en continu pour produire des décisions, des actions, des recommandations.
Un moteur qui transforme la donnée en valeur.
Une chaîne complète
Ce que cette deuxième journée rend très visible, c’est cette chaîne complète :
Chaque étape a redéfini la précédente. Chaque étape a déplacé le centre de création de valeur.
Et aujourd’hui, ce centre est clair.
Il est dans la capacité à collecter, comprendre, relier, activer la donnée à l’échelle.
Sur le stand du Crédit Agricole
Sur le stand du Crédit Agricole, cette réalité prend une forme très concrète.
Les échanges, les tables rondes, les discussions informelles convergent vers les mêmes questions :
Les retours d’expérience sont précieux.
On parle moins de ce que l’on veut faire et beaucoup plus de ce qui fonctionne réellement.
Les cas d’usage sont là. Les contraintes aussi.
Et surtout, une lucidité partagée :
l'IA ne crée pas la valeur toute seule.
Elle révèle la maturité des systèmes existants.
Le temps des retrouvailles
Ce deuxième jour est aussi un moment particulier.
Celui des retrouvailles.
Avec nos utilisateurs. Avec nos mentors. Avec les accélérateurs qui nous ont accompagnés.
Ceux qui étaient là au début. Ceux qui ont challengé. Ceux qui ont aidé à structurer.
Dans un écosystème qui évolue aussi vite, ces points de continuité comptent.
Ils rappellent que derrière les technologies, il y a des trajectoires humaines.
Des apprentissages cumulés. Des intuitions validées ou non. Des pivots.
Une convergence
Ce qui frappe dans ces échanges, c’est une forme de convergence.
Il y a quelques années, chacun explorait. Aujourd’hui, les lignes se rejoignent.
Les mêmes problèmes émergent :
Et les mêmes constats reviennent.
On ne peut plus séparer la donnée de son contexte.
On ne peut plus figer la donnée.
On ne peut plus attendre pour décider.
Dans ce monde, l’IA agit en flux.
Elle ne s’arrête pas. Elle apprend. Elle s’adapte.
Mais pour cela, elle dépend d’un socle.
Un socle encore souvent sous-estimé.
La capacité à faire circuler une donnée fiable, compréhensible et contextualisée.
Moins de démonstration, plus d’ancrage
Ce deuxième jour de VivaTech est moins démonstratif que le premier. Mais il est plus profond.
Moins dans la projection. Plus dans l’ancrage.
On y parle moins de promesses. Plus de conditions de réussite.
Et quelque part, ce retour aux fondamentaux fait écho au chemin parcouru.
Du Commodore 64 à aujourd’hui, une constante demeure :
la technologie avance par couches.
Et à chaque étape, une illusion : penser que la nouvelle couche remplace les précédentes.
Alors qu’en réalité, elle les rend encore plus critiques.
L’IA n’efface pas le software. Le software n’efface pas le hardware.
Et la donnée ? Elle oblige à repenser l’ensemble.
Une phase de consolidation
Ce que montre VivaTech jour 2, c’est que nous entrons dans une phase de consolidation.
Une phase où la valeur ne viendra plus de l’effet “waouh”. Mais de la capacité à faire fonctionner, à l’échelle, des systèmes complexes.
De façon fiable. De façon continue.
Et peut-être que le vrai lien entre la nostalgie du Commodore 64 et les copilots d’aujourd’hui tient en une idée simple :
ce n'est pas la technologie qui fait la différence.
C'est la manière dont on l'intègre dans un système cohérent.
Le terrain de jeu a changé.
Mais le défi reste le même.
Transformer l'innovation en impact. 🚀
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